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mercredi 13 septembre 2017

Les Débutantes (J. COURTNEY SULLIVAN)


Voici un roman "de filles" divertissant et bien mené.

On s'attache assez facilement aux quatre héroïnes et si le récit n'évite pas les clichés, l'auteure développe des thèmes sérieux, tels que le féminisme, avec justesse. On ne conseillera pas ce roman aux amateurs de littérature complexe et alambiquée: l'ouvrage est d'une écriture simple et son découpage (un chapitre par personnage) le rend très facile à lire en plusieurs fois. Signalons enfin que le ton est assez "sitcom" à l'américaine.

Bref un roman à conseiller aux amateurs de divertissement de qualité et d'histoires de filles!

image: books.google.com

samedi 22 juillet 2017

Les Déchaînés (Flo Jallier)

La Martinique, Saint-Pierre, 1871, Thibault, fils de noble, passe son temps à jouer avec la fille de la servante, Amélia. Arrivés à l’âge adolescent, ils tombent amoureux l’un de l’autre.
Mais la mère d’Amélia révèle à sa fille un terrible secret… N’écoutant que son cœur, Thibault décide de s’enfuir de l’île avec Amélia en bateau. Commence alors une histoire de femmes qui s’étendra sur quatre générations.


Avec Les Déchaînés, Flo Jallier nous conte le destin de quatre femmes reliées entre elles par les liens du sang mais aussi de la passion. L’immersion est immédiate et l’attention ne se relâche jamais grâce au souffle romanesque qui habite tout le récit et une écriture qui utilise différentes formes (roman, lettre, journal, rapport, article de journal), différentes langues (français, créole, allemand) et différents registres (littéraire, courant, argotique).
Flo Jallier ne sombre jamais dans le sentimentalisme et ses héroïnes n’en sont que plus touchantes. Ne voulant pas gâcher le plaisir de la lecture, nous ne dirons rien du dénouement, sinon qu’il clôt le roman de manière parfaite : il achève en effet l’histoire de ces quatre femmes, donne tout son sens au livre et laisse au lecteur ce sentiment si particulier de satisfaction et d’enrichissement que procure la lecture d’un bon roman.

samedi 21 janvier 2017

Un peu perdu (Chris Haughton)


Editions Thierry Magnier, 2011

Bébé chouette s’endort et tombe du nid. Perdu dans la forêt il demande à un écureuil où retrouver sa maman. Celui-ci accepte de l’aider mais, guère physionomiste, lui présente successivement une ourse, une lapine et une grenouille ! Heureusement que cette dernière est plus avisée et sait où trouver maman chouette qui, affolée, cherche partout son bébé.

Tout est bien qui finit bien et tout le monde est convié à boire le thé et déguster des biscuits dans le nid ; mais bébé chouette s’endort à nouveau…



Les mésaventures de bébé chouette, savoureuses et humoristiques à souhait, sont servies par un graphisme très séduisant, effectuée à partir d’aplats de couleurs, découpés, assemblés puis complétés par de discrets crayonnés. La bouille des différents personnages, bébé chouette en tête, est tout simplement impayable. Trop mignon ! 

A partir de 2 ans.

vendredi 20 janvier 2017

Tralalère (François Soutif)

Ed. Kaléidoscope

Un enfant, le sourire aux lèvres, est poursuivi par un ogre armé d’un grand couteau ; mais celui-ci s’arrête bientôt, touché par la beauté d’une pâquerette. Il laisse alors l’enfant de côté pour cueillir la fleur et s’en orner la poitrine. Vexé, l’enfant tente de l’appâter en exhibant les bourrelets de son ventre. Mais, décidément coquet, l’ogre refuse de le manger car il s’estime trop enrobé. Furieux, l’enfant saute sur l’ogre et arrache un à un tous les pétales de la fleur. L’ogre s’empourpre, se saisit à nouveau de son grand couteau et la chasse peut recommencer…



Dénué de texte, le livre de François Soutif propose un malicieux renversement des codes des contes pour enfant. D’abord considéré comme victime, l’enfant est en fait le persécuteur d’un ogre guère effrayant. Le ludisme se retrouve aussi dans la conception même du livre qui se déplie en éventail et constitue un cycle perpétuel, l’histoire reprenant là où elle avait commencé. La deuxième malice consiste donc à jouer avec les codes de la lecture.

Ajoutez un graphisme très BD et une alternance simple mais efficace de couleurs chaudes et de couleurs froides et vous obtenez un livre plutôt amusant où l’enfant pourra à son tour devenir l’acteur de l’histoire en décidant quand l’arrêter.



A partir de 2 ans. 

Rats (David Fermer)


Pocket jeunesse, 2011 (édition française)

Daniel, un adolescent de quinze ans, vit dans un orphelinat situé sur une île appartenant à un pays qui ressemble beaucoup à l’Angleterre. Un jour, il découvre que le patron de la pêcherie, Hannes Anderman, utilise une enzyme qui augmente la taille des poissons et accélère leur rythme de reproduction. Seulement, les répercussions écologiques s’annoncent désastreuses ; de plus l’enzyme n’agit pas que sur les poissons mais aussi sur les rats qui prolifèrent bientôt sur l’île.

Daniel est bien décidé à dénoncer les activités illicites d’Anderman à l’aide de ses compagnons, mais il apparaît bien vite que l’homme le plus influent de l’île ne constitue qu’un petit maillon d’une chaîne qui mène au sommet d’un Etat despotique et corrompu. Le destin de Daniel croise alors celui de son ancien ami orphelin Mike, parti sur le continent et cobaye d’expériences secrètes, de dissidents au régime et des rats mutants qui vont devenir de précieux alliés…



David Fermer n’en est pas à son coup d’essai et fait montre d’un réel savoir-faire dans un thriller dystopique qui entretient un rythme soutenu tout en variant les situations et les ambiances.

Le lecteur se voit en effet embarqué dans le récit par une mécanique rigoureuse installée en une trentaine de pages et maintenu dans son intérêt par des chapitres courts qui alternent ambiance de polar, de huis-clos horrifique, de thriller politique et de roman d’aventure. Les techniques d’écritures bien rodées permettent de développer plusieurs thèmes : certains très actuels, comme l’écologie, la conscience politique, le rôle des médias dans la société, mais aussi d’autres plus universels comme la valeur de l’amitié et la rédemption. La peur mêlée de fascination que l’être humain voue depuis des siècles envers les rats est astucieusement convoquée pour être détournée et prendre un nouveau sens.

Rats s’avère donc un thriller mené avec professionnalisme, recelant des éléments de réflexion et un vrai talent d’écriture. Les jeunes lecteurs apprécieront son rythme, son actualité et bien sûr les rats géants. Les lecteurs plus aguerris remarqueront la variété des ambiances et le savoir-faire de l’auteur ; ils considéreront aussi avec indulgence les quelques invraisemblances, facilités romanesques et maladresses glissées ici ou là. Remarquons enfin que l’éditeur a laissé passer une coquille et une faute d’orthographe : saurez-vous les retrouver ?

jeudi 19 janvier 2017

Quand papa était petit y avait des dinosaures (Vincent Malone & André Bouchard)




Texte : Vincent Malone

Illustration : André Bouchard

Editions Le Seuil jeunesse,

Edition collector, 2012

(Première édition en 2003)

Un aperçu humoristique et décalé de la vie de nos ancêtres préhistoriques.

« Quand papa était petit » : le papa en question s’avère un homme préhistorique et cette petite phrase d’introduction est reprise en anaphore tout au long de la visite guidée du quotidien des hommes des cavernes.


La première malice de Vincent Malone est de détourner le sempiternel « moi, quand j’avais ton âge » que tous les enfants ont entendu au moins une fois dans leur vie pour suggérer le monde qui sépare l’enfant de ses parents. L’enfance du papa réprobateur devient le temps des cavernes, aux balbutiements de la civilisation, et toutes les ruminations parentales sont détournées par une imagination délirante. Vincent Malone multiplie les anachronismes, enrichit son texte de jeux de mot et se laisse même glisser de temps à autre vers l’absurde.

Les illustrations d’André Bouchard, dont le style rappelle celui de Reiser, servent parfaitement le propos humoristique et sont particulièrement mises en valeur par la mise en page de cette édition collector. Autre point fort, André Bouchard n’édulcore pas la violence et la dureté de l’univers qu’il peint mais l’intègre dans le processus ironique de l’album.

Irrésistible textuellement et savoureux visuellement, Quand papa était petit y avait des dinosaures possède tous les atouts pour devenir un futur classique. 

A partir de 12 ans. 






samedi 14 janvier 2017

Mon Ballon (Mario Ramos)

Mon Ballon
Mario Ramos
Editions « Ecole des Loisirs », collection « Pastel»

O  tempora o mores, le petit chaperon rouge n’est plus ce qu’il était : exit la  galette et le pot de beurre, la petite fille s’en va voir mère-grand pour lui montrer son beau ballon rouge. En route elle croisera un lion en baskets, un éléphant qui  cueille des fleurs pour son amie la souris, une girafe qui passe  par là incognito, un rhinocéros qui joue à cache-cache, des flamants roses en quête de crevettes, un crocodile qui cherche la mer et enfin le loup, le grand méchant loup, qui se jette sur elle et lui crève son ballon ! Furieuse, la fillette hurle sur le loup qui décampe ventre à terre…


Une irrésistible parodie du célèbre conte canonisé par Perrault qui voit Mario Ramos jouer avec humour sur l’attente du lecteur tout en le gratifiant d’illustrations sublimes, effectuées à la peinture à l’huile. En opposition à une galerie de personnages pour le moins cocasses, le loup, lui, séduit autant qu’il terrifie. Sa fuite n’en est que plus drôle.

vendredi 13 janvier 2017

L'Enfant-phoque (Nikolaus Heidelbach)

L’Enfant-phoque
Texte et illustration de Nikolaus HEIDELBACH
Ed. Les Grandes Personnes 

Les phoques viennent parfois sur terre et ôtent leur peau pour devenir des humains ; celle-ci devient alors leur plus grand trésor car ils pourront un jour la revêtir derechef pour retourner à la mer lorsqu’ils en auront assez d’être humain.
Un petit garçon,  fils de pêcheur, habite au bord de la mer avec ses parents. Son plaisir est d’aller nager et d’écouter le soir sa mère lui raconter les légendes de la mer et de rêver aux créatures merveilleuses dont elle regorge.
Un jour, suite à une longue discussion avec sa mère, son père ramène une peau de phoque et la cache dans le canapé. Le petit garçon la découvre et croit d’abord que son père est un phoque devenu humain. Mais quand sa mère disparaît, il comprend que c’est  en fait sa mère qui a rejoint l’océan et  qu’elle ne reviendra jamais.
L’enfant reste donc seul avec son père ; quand il sera grand, il sera marin à son tour, ou phoque.


L’ouvrage de Nikolaus Heidelbach est une très belle réussite, alliant une forte identité visuelle à une histoire poétique et profonde, recelant plusieurs couches de sens.
L’illustration, effectuée à partir d’aquarelles, se caractérise par un trait sobre, économe en effets et très réaliste. Cette sobriété renforcée par des coloris doux se marie avec une mise en page ludique et un foisonnement créatif, l’auteur prenant un évident plaisir à représenter toutes les créatures énumérées par la mère du petit garçon rêveur. L’accumulation verbale engendre l’accumulation visuelle dans l’océan de l’imagination. C’est la première métaphore du livre.
Le lecteur curieux cherchera sans doute à comprendre le sens de l’étrange histoire qui lui est racontée. Deux pistes d’analyse peuvent être esquissées, celle de la rupture du couple et celle de l’expérience du deuil.
Le mari travaille, reste plusieurs jours en mer et apporte l’argent et la nourriture, tandis que la femme reste au foyer, s’occupe de la maison et de l’enfant. Si l’on accepte l’idée que la peau du phoque symbolise l’identité et l’océan la liberté, on peut lire l’histoire de l’enfant-phoque comme une allégorie expliquant le départ d’une femme effacée ressentant le besoin de s’épanouir et de vivre sa propre vie. Le fait que le départ de la mère suive une longue discussion parentale corrobore cette analyse. Le père amène la peau de phoque et l’enfant, incidemment, révèle l’emplacement de celle-ci à sa mère, montrant l’acceptation de la décision maternelle.
Il est possible de lire aussi l’ouvrage de Nikolaus Heidelbach comme une allégorie sur le deuil, l’océan pouvant faire aussi figure de cimetière, comme l’ont en leur temps imaginé Paul Valéry et George Brassens. La peau de phoque devient alors un suaire que revêt la mère pour aller dans l’outre-monde, qui se situe précisément dans l’imaginaire. Le conte retrouve alors ses origines mythiques.
On le voit, la simplicité  poétique de L’Enfant-phoque cache de nombreuses strates de sens comme le reflet de l’eau cache tout un océan. Évocation et célébration de l’imaginaire enfantin, allégorie sur l’acceptation de la séparation, œuvre métaphorique sur la perte et le deuil, l’ouvrage de Nikolaus Heidelbach peut  être tout cela à la fois, pour qui accepte de rentrer dans son univers et de l’habiter l’espace de quelques pages.


jeudi 12 janvier 2017

Le Loup Tralala (Michaël Escoffier)

Le Loup Tralala
Michaël Escoffier
Kris Di Giacomo
Editions « Kaléidoscope »

« Dis-moi, lapin, tu connais le loup Tralala ? » Le lapin ne le connaît pas : il dessine le grand méchant loup mais ce n’est pas tout à fait ça : le loup Tralala a des oreilles plus petites pour ne pas se faire repérer, des dents usées à force de manger des lapins, un nez plus court pour éviter de se prendre les pieds dedans et une longue crinière noire qui  vole au  vent. « Attention, je l’entends qui arrive ! Va te cacher ! »
Après plusieurs essais infructueux, le lapin se dissimule dans un carton mais le loup Tralala l’y trouve bientôt et lui fait un gros câlin : le loup Tralala n’est rien d’autre qu’une fillette déguisée en loup.

Un album très drôle qui peut servir de prétexte à un jeu avec l’enfant qui cherchera à deviner quel est donc ce mystérieux loup Tralala. L’illustrateur  travaille probablement à partir de fusain et de gouache et nous croque un lapin tout blanc autant désopilant qu’expressif. Les auteurs glissent aussi une référence au Max et les Maximonstres de Maurice Sendak qui rendra nostalgiques les parents et interpellera les jeunes lecteurs qui ont eu la chance de découvrir ce classique de la littérature pour enfants.


jeudi 16 juin 2016

Certaines n'avaient jamais vu la mer (Julie Otsuka) - Roman




Bien que « CERTAINES N’AVAIENT JAMAIS VU LA MER », de jeunes Japonaises ont embarqué à destination de San Francisco au début du XX° siècle pour fuir la misère et, dans l’espoir d’une vie meilleure, rejoindre un époux japonais lui-même, émigré de longue date qu’elles n’ont pas choisi mais seulement vu en photo.

Après une traversée éprouvante, elles débarquent avec leur seul kimono, leur innocence, leurs rêves et leur endurance.

Elles vont se faire « engloutir » par l’ogre américain et connaître une vie de désillusions et douleurs

avec le spectre de la guerre qui leur promet le pire.



L’écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique et incantatoire : phrases très courtes, racontées à la première personne du pluriel pour mettre en lumière un épisode historique méconnu. A la façon d’un chœur antique, les voix de ces femmes se lèvent et racontent leur misérable vie d’exilées.



Prix Fémina étranger 2012, un choc………………….

mardi 29 mars 2016

La Fractale des Raviolis (Pierre Raufast) - Roman



En dépit de ses faiblesses (un style qui manque de personnalité, des ficelles parfois un peu voyantes et une certaine propension au sordide), je conseille cette fractale à tous les amateurs de roman.



L'auteur y déploie une imagination en une structure ingénieuse et originale, avec un enthousiasme communicatif. Au final, ça manque un peu de consistance mais c'est prometteur!


Couverture La fractale des raviolis
Photo issue de "Sens Critique"

mercredi 27 janvier 2016

La Fille du Train (Paula Hawkins) Roman

Photo issue de FNAC.com



Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu



mardi 19 janvier 2016

Coup de cœur: "Captive" (MC et Emmanuel Manuro) - BD



Ce "livre dont vous êtes le héros" version BD est une vraie réussite. Le graphisme est de qualité, la narration fluide et la difficulté bien dosée.

Le petit plus est apporté par une ambiance qui tient du thriller et du film d'horreur.
En ce qui concerne le scénario, le livre reprend le procédé éprouvé du labyrinthe mais sait ne pas tomber dans les travers qui peuvent en découler (confusions inutiles, excès de pièges mortels). De plus, l'auteur prend soin de semer ici et là des indices qui renforcent l'intérêt de l'histoire en lui conférant une aura de mystère.
Enfin, signalons une petite innovation, sans doute inspirée des jeux vidéos: la notion de score. Il y a en effet un parcours optimal qui permet d'obtenir le maximum de points.

Photo issue de "Sens critique"

Coup de coeur: "Son Of Skip James" (Dion) - CD



Je recommande chaleureusement ce disque à tous les amateurs de blues.

Dion y propose essentiellement des reprises de morceaux très connus mais dans des versions personnelles et épurées, sans aucun effet de manche inutile.
Le feeling est bien là et tout l'album bénéficie d'une ambiance acoustique chaleureuse et sincère.



à découvrir!
Photo issue de "Sens Critique"


mercredi 16 décembre 2015

Coup de cœur « Un parfum d'herbe coupée » - Roman

Couverture issue d'Amazon


C'est le premier roman de Nicolas DELESALLE, journaliste à Télérama.

Cette histoire est un retour sur le passé, non pas sous la forme d'un récit continu mais une successiond'images comme il nous en revient parfois en mémoire.
Aucun ordre chronologique, mais tous ces clichés, souvent drôles, parfois tristes, nous les avons tous vécus un jour ou l'autre.
De la première communion au match de rugby perdu, de la maison de campagne où Totor un brave homme près de la terre et qui ne boit jamais d'eau, sauf dans le Ricard « ça fait rouiller la tuyauterie dit il en riant » aux premières émotions amoureuses. Il semble que nous avons tous vécus cette histoire familière, un jour ou l'autre.

« J'ai renoncé à essayer de comprendre comment les idées et les souvenirs étaient reliés dans l'indéchiffrable entrelacs de neurones qui nous sert de machine à penser. »

L'écriture est claire et simple, c'est un livre agréable qui se lit facilement.